Le mouvement a touché plusieurs écoles primaires de la capitale, parmi lesquelles André Chénier, Pierre de Ronsard, Paul Cézanne, Albert Camus et le GSU Balzac. À l’appel des associations de parents d’élèves, de nombreuses familles ont volontairement gardé leurs enfants à la maison, pour montrer concrètement ce qui se passerait si les familles décidaient de se retirer progressivement du système scolaire. Les organisateurs soulignent que ce geste illustre l’impact sur les classes, la communauté éducative et le modèle économique des établissements.
« Cette journée symbolique permet de visualiser ce que deviendraient nos écoles si les hausses répétées devenaient impossibles à supporter. Lorsque les parents ne peuvent plus suivre financièrement, c’est l’accès à l’éducation qui est directement menacé », expliquent les associations dans un communiqué commun.
Cette opération intervient après six semaines de mobilisation contre l’annonce d’une hausse de 7 % des frais de scolarité pour l’année 2026–2027. Selon la direction des établissements, cette augmentation est justifiée par la montée de l’inflation. Les parents estiment toutefois que cette justification ne peut reposer uniquement sur eux et dénoncent une charge financière disproportionnée.
Ils soulignent que certaines écoles disposent de fonds de réserve conséquents, dépassant 100 millions de dirhams, constitués lors des augmentations précédentes. Pour eux, la question n’est pas de refuser de contribuer à l’éducation, mais de s’assurer que les ressources disponibles sont utilisées de manière transparente et rationnelle.
Les familles demandent un suivi clair des finances et un vrai dialogue avec les directions pour explorer toutes les alternatives possibles avant d’augmenter les frais. « Nous poursuivons notre mobilisation dans un esprit responsable, avec l’objectif de défendre un enseignement de qualité tout en le rendant accessible à tous », concluent les associations.


